> Moi, quand j'étais petite, je voulais devenir Dieu. Le Dieu des chrétiens avec un grand D. Vers l'âge de 5 ans, j'ai compris que mon ambition était irréalisable. Alors, j'ai mis un peu d'eau dans mon vin et j'ai décidé de devenir le Christ. J'imaginais ma mort sur la croix devant l'humanité entière. A l'âge de 7 ans, j'ai pris conscience que cela ne m'arriverait pas. J'ai résolu, plus modestement, de devenir martyre.**



Je te souhaite d'aimer quelqu'un. Très, très fort. Et qu'il t'aime, lui aussi. Aussi fort. C'est tout ce qui compte dans le fond.
Je ne sais pas qui ce sera. Le pire, c'est que je ne le saurai jamais. Ca me fait tellement mal quand j'y pense.
Je ne souffre pas beaucoup. Il faut que tu le saches. .
Je pensais t'écrire mes adieux en pleurant toutes les larmes de mon corps.
Mais ce n'est pas ça... Je suis bien.
C'est triste de partir. C'est sûr. J'aimerais mieux rester...
Mais je me sens comme les voiliers qui glissent sur le lac, l'été, par temps clair. Ils dérivent doucement. Poussés par le vent.
Je pensais que je te ferais des adieux, mais je n'avais rien compris. Je ne pars pas vraiment. Je le sais maintenant. J'en suis certaine. En relisant la lettre, j'ai compris.
On est un peu la même personne. On a fait tellement de choses ensemble. De toutes petites et de très grandes.
C'est impressionnant, quand on y pense...
Il s'en passait des choses. Toutes les fois que je t'ai consolée. Tous les sourires que tu m'as donnés.
Tes caresses, tes sourires, tes mots gentils transformaient ma vie. Ils me donnaient confiance en moi. Tu me souriais, et je me sentais unique au monde.
Quand je serai partie, je veux que tu fouilles un peu en toi. Tu verras : je serai là. Toujours. A chaque instant.
Au creux de toi.
A bientôt,
Je t'aime.

> Moi, quand j'étais petite, je voulais devenir Dieu. Le Dieu des chrétiens avec un grand D. Vers l'âge de 5 ans, j'ai compris que mon ambition était irréalisable. Alors, j'ai mis un peu d'eau dans mon vin et j'ai décidé de devenir le Christ. J'imaginais ma mort sur la croix devant l'humanité entière. A l'âge de 7 ans, j'ai pris conscience que cela ne m'arriverait pas. J'ai résolu, plus modestement, de devenir martyre.**

# Posté le mercredi 02 septembre 2009 19:34

> Alors tu vois comme tout se mêle, et du coeur à tes lèvres je deviens un casse-tête. Ton rire me cri de te lâcher, avant de perdre prise et de t'abandonner. Car je ne t'en demanderai jamais autant.. Nous n'avons rien à risquer, à part nos vies qu'on laisse de côté. . On se prenait la main comme des enfants, le bonheur aux lèvres un peu naïvement. Et on marchait ensemble d'un pas décidé, alors que nos têtes nous criait de tout arrêter.



Ce ton, cette amertume qui lui ressemble si peu, cet air de défaite, cette bouche entrouverte, ce regard fixe, ça n'a plus du tout l'air d'une farce. La suite, je l'entends dans un brouillard, un mot sur deux, des phrases qui n'ont pas de sens et qui semblent franchir des kilomètres avant d'arriver jusqu'à moi, la tête vide, le c½ur qui cogne.




La vérité...
C'est que desfois tu me manques tellement,
Que j'ai l'impression de crevé tant ça fait mal ...

> Alors tu vois comme tout se mêle, et du coeur à tes lèvres je deviens un casse-tête. Ton rire me cri de te lâcher, avant de perdre prise et de t'abandonner. Car je ne t'en demanderai jamais autant.. Nous n'avons rien à risquer, à part nos vies qu'on laisse de côté. . On se prenait la main comme des enfants, le bonheur aux lèvres un peu naïvement. Et on marchait ensemble d'un pas décidé, alors que nos têtes nous criait de tout arrêter.
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# Posté le mercredi 02 septembre 2009 19:25

« Vivez bien, c'est la meilleure des vengeances. » <3




Je m'amuserai à t'aimer et tu fronceras les sourcils en me répondant que ce n'est pas un jeu. Surtout pas nous deux. Tu me prendras la main et ne la lâcheras plus. Tu courras avec moi, on ira faire un petit tour dans les étoiles, à l'abri dans notre monde un peu trop fou. On rira à s'en vider les poumons et je te ferai voir toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Quand tu seras en colère - ou simplement jaloux - je couperai le son et tu t'agiteras devant moi. Ça passera vite et moi je n'aurai rien entendu. Mais je ferai semblant de t'en vouloir et je me réfugierai chez moi. Alors, tu viendras lancer des petits cailloux à ma fenêtre. Je t'ouvrirai avec un sourire et tu me prendras dans tes bras en me serrant très fort contre toi en t'excusant. Tu m'embrasseras le front. Je respirerai ton parfum et m'endormirai là, au creux de ton cou. Tu m'observeras dormir en me caressant les cheveux; et quand tu dormiras à ton tour, je me laisserai bercer par ta respiration. J'écouterai ton rire, caresserai tes cheveux en bataille et me serrerai contre ta poitrine. Forte. Et ton sourire se perdra enfin sur ma bouche.


« Vivez bien, c'est la meilleure des vengeances. »     <3
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# Posté le dimanche 23 août 2009 14:54

> Tu leur diras de raconter notre histoire, dans leur monde libre. Que nous nous sommes battus pour eux. Tu leur apprendras que rien ne compte plus sur cette terre que cette putain de liberté capable de se soumettre au plus offrant. Tu leur diras aussi que cette grande salope aime l'amour des hommes, et que toujours elle échappera à ceux qui veulent l'emprisonner, qu'elle ira toujours donner la victoire à celui qui la respecte sans jamais espérer la garder dans son lit. Dis-leur, dis-leur de raconter tout cela de ma part, avec leurs mots à eux, ceux de leur époque. Les miens ne sont faits que des accents de mon pays, du sang que j'ai dans la bouche et sur les mains.




Être adolescent, c'est être soldat. Soldat de sa propre vie... Dans le combat le plus difficile de l'existence, incontestablement. C'est se lever chaque matin pour une nouvelle bataille, c'est combattre tous les jours les douleurs de la vie quotidienne, les tentations qui nous détourneraient du droit chemin, les vices susceptibles de nous empêcher d'être une personne de bien. C'est arriver au front avec la peur au ventre certaines fois, celle d'être touché en plein c½ur par une mauvaise surprise, d'être affaibli par le regard des autres, de ne pas être de taille face aux responsabilités qui pèsent sur nous. Lorsque l'on entame un combat, il faut brandir les armes devant l'adversaire, sans cesse avancer vers la lumière. Car c'est à cela que ressemble la victoire, elle est au bout des combats, et à chaque bataille gagnée, on avance un peu plus vers elle. Cette victoire, c'est le bonheur ... plus concrètement la vie sereine, le projet d'avenir que l'on construit chaque jour au début de sa vie. Et dire que certains s'avouent vaincu avant même d'y avoir goûté, sans jamais l'avoir caressé ni de près, ni de loin. Ils abandonnent en plein combat quand celui-ci devient trop dur, ils succombent à l'ennemi, tantôt blessés à mort et incapables de reprendre la bataille, tantôt apeurés par les hivers rudes qui les attendent. Ils deviennent alors déserteurs de leur propre existence.
N'abandonne pas la guerre petit soldat, n'abandonne pas, non! C'est celle de ta vie, tu n'en a qu'une, comme tu n'a qu'une seule guerre à livrer, qu'une seule victoire à savourer. Mais cette victoire là n'a pas de prix. Et lorsque tu atteindras à ton tour la lumière, comme beaucoup d'autres avant toi, souviens-toi de ton courage en ce temps-là, des pluies d'obus qui lacéraient la terre tout près de ta cachette, du froid qui t'étranglais dans tes nuits de désespoir... Souviens-toi que tu t'es battu, que tu as vaincu, et en quoi c'est si important de résister. Transmets-le à tes camarades soldats et redoublez ensemble de courage quand la bataille fait rage. Rien ne vaut la sensation d'avoir atteint la victoire de sa propre vie. Souviens-t'en petit soldat.


>  Tu leur diras de raconter notre histoire, dans leur monde libre. Que nous nous sommes battus pour eux. Tu leur apprendras que rien ne compte plus sur cette terre que cette putain de liberté capable de se soumettre au plus offrant. Tu leur diras aussi que cette grande salope aime l'amour des hommes, et que toujours elle échappera à ceux qui veulent l'emprisonner, qu'elle ira toujours donner la victoire à celui qui la respecte sans jamais espérer la garder dans son lit. Dis-leur, dis-leur de raconter tout cela de ma part, avec leurs mots à eux, ceux de leur époque. Les miens ne sont faits que des accents de mon pays, du sang que j'ai dans la bouche et sur les mains.
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# Posté le dimanche 23 août 2009 14:49

>On oublie tout, tous les barrages qui nous empêchaient d'exister. Quelque chose de neuf a tout changé. Quelque chose, et ça m' fait avancer. On oublie tous les gens, tous les naufrages, tous les bateaux, touchés, coulés. Je n'sais pas comment ça s'est passé. Je n'sais pas pourquoi j'ai plus peur d'aimer. On oublie tout, tous les nuages qui nous cachaient la vérité. Des jours et des nuits où la vie recommence. Comme ça, encore une fois.

>On oublie tout, tous les barrages qui nous empêchaient d'exister. Quelque chose de neuf a tout changé. Quelque chose, et ça m' fait avancer. On oublie tous les gens, tous les naufrages, tous les bateaux, touchés, coulés. Je n'sais pas comment ça s'est passé. Je n'sais pas pourquoi j'ai plus peur d'aimer. On oublie tout, tous les nuages qui nous cachaient la vérité. Des jours et des nuits où la vie recommence. Comme ça, encore une fois.



Qu'est-ce qui détermine quand le passé est fini et qu'on fait enfin peau neuve ? Ce n'est pas un jour sur le calendrier, ni un anniversaire, ni une nouvelle année. C'est un évènement, petit ou grand, quelque chose qui nous change et surtout qui nous donne de l'espoir. Une nouvelle façon de vivre et de regarder le monde. Accepter que les choses changent, apprendre à vivre avec les souvenirs et s'attendre à c' qu'ils soient remplacés. Prendre un nouveau départ. Et se rendre compte que malgré tout ce qui peut nous arriver, il y a toujours quelques petites choses auxquelles ça vaut la peine de se raccrocher. Au milieu de tout ce chantier de peines, de déceptions, de déchirements, il y aura toujours quelque chose ou quelqu'un pour nous relever.


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# Posté le mardi 18 août 2009 17:58

Modifié le mercredi 02 septembre 2009 19:43